En 1812, Caen est une ville peuplée de plus de trente mille habitants.
A l'écart des turbulences d'une industrialisation naissante, les classes laborieuses s'y
composent essentiellement des multiples artisans et ouvriers nécessaires à la vie d'une
cité préfectorale.
La ville dispose d'un port modeste, difficile d'accès, et d'un chantier de construction
navale qui souffrent de l'insécurité due aux incursions anglaises sur les côtes
normandes.
Dans un univers relativement artisanal, le travail textile se présente sous l'aspect d'une
activité industrielle, avec la " manufacture de dentelle ", les ouvriers bonnetiers ou
basestamiers (fabricants de bas) et la filature de coton installée dans un ancien
couvent.
Depuis 1810, l'industrie traverse une crise marquée par nombre de banqueroutes.
La situation est aggravée par une mauvaise récolte en 1811 qui provoque une forte
augmentation du prix des grains.
Dans ce contexte assombri par une misère reconnue par toutes les autorités, des
incidents éclatent le 2 mars 1812.
Une bousculade à la halle aux grains, des scènes de pillage au moulin de Montaigu.
Bien que le calme fut rétabli le soir même, une mécanique impitoyable allait se mettre en
marche.
Napoléon envoie un de ses généraux à la tête de 4 000 hommes de troupe.
Un tribunal militaire siège au château de Caen et condamne sommairement.
Le 15 mars, six personnes sont fusillées.
A l'écart des turbulences d'une industrialisation naissante, les classes laborieuses s'y
composent essentiellement des multiples artisans et ouvriers nécessaires à la vie d'une
cité préfectorale.
La ville dispose d'un port modeste, difficile d'accès, et d'un chantier de construction
navale qui souffrent de l'insécurité due aux incursions anglaises sur les côtes
normandes.
Dans un univers relativement artisanal, le travail textile se présente sous l'aspect d'une
activité industrielle, avec la " manufacture de dentelle ", les ouvriers bonnetiers ou
basestamiers (fabricants de bas) et la filature de coton installée dans un ancien
couvent.
Depuis 1810, l'industrie traverse une crise marquée par nombre de banqueroutes.
La situation est aggravée par une mauvaise récolte en 1811 qui provoque une forte
augmentation du prix des grains.
Dans ce contexte assombri par une misère reconnue par toutes les autorités, des
incidents éclatent le 2 mars 1812.
Une bousculade à la halle aux grains, des scènes de pillage au moulin de Montaigu.
Bien que le calme fut rétabli le soir même, une mécanique impitoyable allait se mettre en
marche.
Napoléon envoie un de ses généraux à la tête de 4 000 hommes de troupe.
Un tribunal militaire siège au château de Caen et condamne sommairement.
Le 15 mars, six personnes sont fusillées.
